19 avril 2013

Chapitre des aventures en Italie ( en français )

« Ne me réveillez pas je vous en prie mais laissez-moi dormir ce sommeil ........... sur un char sans roues tiré par les chevaux du mistral »-Anna chantonnait alors que le ballon commençait à monter. Ses amis étaient excités par l’ivresse du vol et, en riant préoccupés, regardaient en bas les maisons et les gens qui devenaient de plus en plus petits. Elle était nerveuse mais heureuse de rentrer chez elle , elle avait envie de revoir sa famille et de faire connaître son île à ses amis . « Vous connaissez la Sicile ? » demanda-t-elle à ses amis. « Non ! Jamais été là ! » répondirent les trois. « Alcamo, ma ville, - dit Anna - est nichée entre le Mont Bonifato et les campagnes fertiles, connues pour leurs vignobles, qui descendent doucement vers la mer Tyrrhénienne.» « Tu as de la chance ! - répliqua Anton - la mer, la campagne, la montagne : tu peux choisir tous les jours où passer ton temps libre ! ». « Moi, je dois voyager plus de trois heures pour aller à la mer ! » « C’est vrai ! – répondit Anna- Mais les problèmes ne manquent pas. Tu sais ? J’ai appris de mes amis sur Facebook que le mont Bonifato , pendant mon absence, a été gravement endommagé par un vaste incendie, presque certainement volontaire, qui a détruit le bois et tué les animaux. La même chose s’est passée dans la Réserve Naturelle du Zingaro , véritable paradis de la nature, visité par beaucoup de touristes. Je ne peux pas comprendre comment il y a des gens si insensibles envers la nature. Qu’est-ce qu’ils ont intention d’obtenir par ce massacre ?. »

                                                                      
 « C’est l’une des raisons pour lesquelles notre vieille dame est de plus en plus malade- dit Arthur- elle souffre pour l’avidité de ces hommes qui n’hésitent pas à détruire tout ce qui empêche leurs objectifs. Ces hommes qui ne connaissent que leurs propres intérêts et ne respectent rien ni personne » « C’est vrai ! » dit Anna « et nous devons mettre fin à la dégradation et sauver Europe. » Arthur intervint : « Malheureusement, cette situation n’améliorera pas si nous ne trouvons pas tous les ingrédients de l’élixir et nous ne savons pas encore quoi chercher en Sicile !» Marie qui ne se décourageait jamais dit: « Nous trouverons certainement des indices qui nous aideront. » Et le temps s’écoulait, le ballon voyageait rapidement vers le sud. Après plusieurs heures de voyage, Anna aperçut au loin dans la mer un triangle de terre familier. La Sicile ! Enfin arrivés ! Son expression a été accueillie par des cris de joie des autres. « Regardez, regardez ! C’est magnifique ! C’est quoi ? » demanda Anton, en indiquant un paysage taché de neige, feu, fumée et lave qui se détachait dans le ciel. Anna sourit, elle comprenait son étonnement, et dit : « Ce que vous voyez là-bas est l’Etna, le volcan le plus haut d’Europe, il est toujours actif et quand il ne l’est pas . il est temporairement dormant. »


 Ils continuèrent à regarder les paysages changeants jusqu'à ce que le ballon, comme par enchantement, commença à descendre doucement jusqu’à toucher le sol. Anna reconnut immédiatement l’endroit : la place de l’ancien château de Alcamo. Il était sept heures du soir et il faisait très sombre puisqu'on était en Novembre . La place était presque déserte sauf un petit nombre de personnes qui regardaient un spectacle du Théâtre de marionnettes où le chevalier Roland luttait contre les Sarrasins. Le spectacle fut interrompu par leur arrivée et les peu de spectateurs intrigués par ce truc bizarre, s’approchèrent. L’un d’eux reconnut Anna : c’ était le vieux jardinier du parc de la place , un ami de son grand-père.. « Oh ! Anna, ma chérie, d’où viens-tu ? Et pourquoi en ballon ?! Je ne pensais pas qu’on pouvait encore voyager de telle façon ! Qui sont tes copains de voyage ? » demanda-t-il. « Ce serait trop long à raconter mais un jour, vous comprendrez - répondit Anna – Je connais ce qui est arrivé à la montagne Bonifato , combien de plaies pour notre chère Europe! Il n'y a pas une minute à perdre, nous devons accomplir notre mission le plus tôt possible. Mais comment? ". « Retrace les étapes de l'histoire de ton pays avec tes amis et trouverez ce que vous cherchez. » Anna se tourna vers ses amis pour chercher de l'aide à comprendre ces mots et quand elle se retourna pour lui demander ce qu'ils devraient faire , lui et le ballon avaient disparu. Surpris et un peu effrayés, ils se dirigèrent chez Anna. Sur le chemin, ils passèrent l’ ancien couvent « S. Francesco di Paola » où des religieuses cloîtrées vivaient dans la prière, et pas loin de là ils admirèrent la maison natale de Cielo d’Alcamo, grand poète ménestrel du 1200 et auteur du célèbre contraste « Rosa fresca aulentissima ».


 « Et nous voici chez moi »- Anna dit, s'arrêtant à la porte d'un immeuble ancien. Elle frappa et sa mère se précipita vers la porte. Elle les attendait impatiemment et les embrassa tous avec élan . Elle les invita à entrer. Le père d’ Anna qui les attendait dans le salon, les accueillit et se montra très amical envers eux. Il s’informa de leur voyage et se contenta de brèves réponses données par les garçons . Après avoir placé les bagages dans leurs chambres, les amis descendirent dans la cuisine où la mère d’Anna préparait le dîner et à peine elle se retenait de poser plusieurs questions parce qu'elle comprenait leur fatigue. Le dîner fut rapide parce qu’ ils ne désiraient qu’un lit chaud et confortable : le voyage avait été fatigant et il y avait encore beaucoup à faire. Il était 3h00 du matin, Anna se réveilla d'un sommeil agité, elle savait maintenant que tout dépendait d’elle. Elle connaissait bien la Sicile . Dès son enfance, elle avait aimé explorer des endroits inconnus. Elle aimait apprendre la culture, les habitudes, les coutumes des peuples qui avaient habité son île: Élymes, Grecs, Arabes, Normands ..... vestiges maintenant dominés par la négligence et les caprices de l'homme. Elle revit les deux précédents voyages à la recherche des ingrédients de l'élixir. Cette nuit-là semblait comme si le temps s'était ralenti. Anna était couchée dans son lit dans le silence de la nuit. Elle ouvrit ses yeux un instant et quand elle les referma elle s’en alla loin : elle pensait, rêvait, son esprit vagabondait libre à travers le temps et l'espace. Elle revint en Andalousie, où elle avait rencontré Marie, Arthur et Anton, se rappela du vieux sage et comprit le grand souci dans ses mots, l'espoir et la confiance placés en eux: sauver la pauvre l'Europe, ça était leur mission. Maria, Arthur, Anton, qui avait voulu cette rencontre? Pourquoi eux ? Qu’est-ce qui les avait amenés à accomplir une tâche si difficile? C'était comme si un fil invisible liait leur vie et les attirait là-bas, où quelqu'un voulait qu'ils soient. Anna revit les rives de l'océan, le tunnel, la dune, Bolonia, le caméléon au bout de forces. Elle repensa à Arthur, à sa grande consternation: aucun espoir de sauver Europe, et puis…… voici, quelque chose te parle, quelqu'un te montre le chemin, tu dois être là, écouter, voir, les signes ne manquent pas. Les pensées se poursuivaient, se chevauchaient, se confondaient. Elle revit la maison d'Arkady Fiedler, devenue un musée, les bois de chênes et combien d'efforts pour récupérer les glands de l'élixir ! Elle était confuse, ce n'est que vers cinq heures elle fut capable de se rendormir. Deux heures plus tard Maria fut réveillée par les rayons du soleil qui envahirent sa chambre. C'était une très belle journée, elle se leva, elle ne voulait pas perdre de temps, il fallait agir. Elle entra dans la chambre d'Anna, les cheveux embrouillés couvraient son visage , les vêtements de la veille étaient encore abandonnés aux pieds du lit, et elle dormait tranquille. Elle s'approcha d’elle en murmurant doucement : «Anna, réveille-toi!" Se tournant vers Maria, Anna ouvrit les yeux et se leva .Guidées par l'odeur délicieuse des gâteaux tout frais, elles entrèrent dans la cuisine où Arthur et Anton étaient déjà assis pour prendre leur petit déjeuner. La mère de Anna avait préparé un gâteau au chocolat, une tarte aux pommes, avait acheté des croissants et mis un pot de lait sur la table. Bien sûr, il ne pouvait pas manquer la cafetière pleine de café chaud. Les jeunes quittèrent la table, ils étaient vraiment satisfaits du petit déjeuner. De retour dans sa chambre, Anna, encore en pyjama, les informa du programme de la journée: « Nous irons à Erice peut-être que nous allons trouver quelques indices là-bas. » Ils se sont habillés et sont sortis rapidement , les mots d'Anna avaient suscité une forte curiosité. Erice, ce nom leur rappelait quelque chose ..... Un lieu de mystère, quand le brouillard l'enveloppait dans la nuit, et des sciences car il y avait le célèbre Centre "Ettore Majorana". À 9 heures, ils montèrent en voiture, Anna devant, car elle souffrait de mal de voiture : elle connaissait les tournants qui conduisaient à Erice et elle savait que le voyage ne serait pas facile. Arrivés aux portes de Erice, ils saluèrent la mère d'Anna en lui disant qu'ils auraient appelé dans l'après-midi pour aller les chercher. En marchant, la première chose qu’ils remarquèrent étaient des antennes géantes enveloppées dans un épais brouillard en contraste frappant avec les anciens murs cyclopéens. Anna expliqua aux autres que les habitants de Erice savaient que les antennes produisaient une grande quantité d'électro smog, mais après quelques batailles inutiles ils s’étaient résignés à vivre avec ça. Ils traversèrent la ville, pénétrant à travers des ruelles étroites que Marie, Arthur et Anton apprécièrent. Se promenant dans les rues ils admiraient, à travers les grilles, les cours fleuris et dans l'une de ceux-ci, Arthur prit une fleur et il le donna à Marie, qui rougit et le remercia d'un baiser. Après avoir parcouru un chemin si étroit, que Anton avait du mal à croire qu’il pouvait passer, ils sont arrivés sur une petite place, et de là ils ont pris un chemin escarpé et après quelques mètres, sur une ancienne porte en bois ils ont vu une inscription "CENTRE DE CULTURE SCIENTIFIQUE E. MAIORANA. "


 « Ettore Majorana - dit Arthur lisant l'inscription - mais qui était ce Maiorana? Que faisait-il? » « Maiorana - Anna répondit - était un grand physicien nucléaire de Sicile. Il a fait d'importants études sur les particules sub-nucléaires. » « La bombe atomique ... » - dit-il presque à lui-mê
me. « Exactement – répliqua Anna – des études importants, mais aussi de grands intérêts économiques et militaires. Maiorana, génie de la physique , a mystérieusement disparu en 1938 ". «Juste avant la Seconde Guerre mondiale »- s’exclama Arthur. « Ouais - Anna dit - et personne n'a jamais entendu parler de lui. Suicide, enlèvement, certains disent même qu'il est encore vivant ........ Sciascia, le grand écrivain sicilien a écrit un livre sur Maiorana. Qui sait, il est peut-être ici, à Erice, caché dans la brume de ce village perché sur la montagne. » Ils frappèrent à la porte et un homme très âgé, ouvrit et dit: «Les gars, qu'est-ce que vous voulez? Comment puis-je vous aider? " Anna répondit : « Nous cherchons un endroit où passé, présent et avenir se rejoignent sans se heurter.» Voici ses mots, mais d'où ils étaient venus? Ses amis se regardèrent les uns les autres, incapables de cacher leur étonnement. Le vieil homme avait compris: « Ici, vous trouverez sûrement ce que vous cherchez, vous êtes les bienvenus, n'hésitez pas à visiter le centre et vous trouverez les réponses à vos questions. » Il les introduisit dans une grande salon et leur expliqua les activités du centre où périodiquement des scientifiques le monde se réunissaient pour surveiller l'état de l'environnement . Après il prit congé en les invitant à visiter les locaux de la bibliothèque, le sismographe, les salles de conférences, et il leur dit que, à la fin de leur visite, il aurait été heureux de leur donner plus d'informations. Les amis regardèrent tout autour, par où commencer? Nombreuses portes à ouvrir, sur chaque porte une plaque, ils commencèrent de celle qui conduisait au sismographe où un chercheur très gentil leur montra, à travers le tracé , les activités sismiques en Sicile, et parla d'une île parue et disparue au bout de quelques mois , l'île Ferdinandea. « Combien de mystères qui entourent la Nature! » - observèrent les quatre amis. Après ils continuèrent à visiter le bâtiment et, pendant qu'ils étaient à l'intérieur de la bibliothèque, Arthur qui aimait les mathématiques, vit un livre de Pythagore, qui le fascinait beaucoup. Il le prit pour le feuilleter et clic! la librairie se mit à tourner. Il sauta en arrière et lorsque le mécanisme s’arrêta, il s’approcha de l’entrée avec prudence en découvrant un escalier qui montait si haut qu’on ne pouvait pas voir le sommet. Les autres demandèrent : « Que faisons-nous maintenant? » « Je pense que nous devrions aller voir qu' est- ce qu' il y a là- haut. Si le destin nous a amené ici, il y aura une raison.» dit Maria. Tous étaient d'accord avec elle mais ils devaient faire attention parce qu'ils ne savaient pas ce qui les attendait. En montant, ils regardaient de tous les côtés et alors qu’ils s'approchaient des dernières marches voilà ! quatre serpents longs et noirs à l’air menaçant se matérialisèrent en face d’eux. Les jeunes reculèrent et quand ils étaient assez loin de leur vue se demandèrent quoi faire. Anna dit qu'elle avait lu un livre de mythologie où les quatre serpents noirs étaient les gardiens des anciens trésors de Erice et ils ne pouvaient être rendus inoffensifs que par ceux qui manifestaient une énergie particulière née de l'amour entre la lune et l'eau de mer. Alors qu’elle disait ça, un rayon de soleil frappa la pierre de lune que Anna portait autour de son cou. Elle adorait les pierres précieuses et les cristaux pour leur beauté et parce qu'elle pensait qu’elles cachaient la force de la nature. Elle se souvint d'avoir acheté ce médaillon avant de partir comme porte-bonheur contre les dangers du voyage. Mais oui, c'était la pierre qui les aiderait contre les serpents ! Ceci dit, ils montèrent rapidement et Anna montra le médaillon étincelant aux serpents qui s'inclinèrent tout de suite pour laisser passer les jeunes. Ils se trouvèrent dans une salle très lumineuse au centre de laquelle il y avait un coffre en verre. En s'approchant, ils regardèrent : à l'intérieur il y avait un herbier. Arthur le prit: « Apium », tel était le titre. Il l'ouvrit et lit qu’ il s'agissait d'une plante qui poussait dans une petite ville près de là : Selinunte, en grec «Selinon » , d'après le nom de la plante sacrée à Séléné, la déesse de la lune. Apium était le nom de la même plante en latin. Quelque chose lui disait que c'était un élément sur lequel fonder leur recherche. Il montra l'herbier à Anna. «Que sais-tu de cette plante?" demanda. Anna regarda attentivement et répondit: «Cette plante pousse encore aujourd’hui à Selinunte et elle était représenté sur les pièces de cette ville au temps où elle était une colonie grecque. Je pense que c'est l'ingrédient que nous cherchons. » Ils prirent les informations sur la plante et se dirigèrent vers la sortie. Le vieux monsieur les attendait..... mais comment ça se fait qu’ils ne l’avaient pas reconnu avant? C’était toujours lui, le vieux sage: «C'est bien, les gars, vous avez trouvé les choses anciennes parmi les nouvelles, poursuivez votre chemin, allez au château de Vénus, et de là, continuez. » Il les salua avec un sourire et une étreinte pleine de confiance. Ils s’acheminèrent et rapidement ils arrivèrent à une esplanade et là, devant leurs yeux: le château de Vénus.


 Le soleil se couchait et ses rayons illuminaient, comme des projecteurs, en bas, les marais salants, et teignaient de rouge les tas de sel qu’on voyait au loin. Quel petit bijou! Prudemment, ils s'approchèrent de la falaise sur laquelle s'élevait le château, ils remarquèrent une ombre qui errait autour des murs, ils avaient peur mais la curiosité les poussa à suivre le mystérieux personnage qui s’était aperçu d’eux. Il errait parmi les buissons, puis disparut dans l’ enceinte du château. Ils tournèrent de l'autre côté des murs et ils arrivèrent à une ouverture, ils entrèrent et voici la même silhouette évanescente qui s'approcha d’ eux et, comme si un souffle de vent touchait leurs oreilles, ils entendirent se lever une voix: «Aceste est mon nom, je demeure ici depuis 2600 années, je ne peux pas quitter la ville que j’ai fondé avec Elimo. En bas, dans la vallée, quel bruit, quel trafic et combien de commerce , les Phéniciens à Mothya et à Drepanon, mais ici tout est calme, le temps s'est arrêté. Oh, quelle plaie, ces arbres de fer. » Il s'arrêta en soupirant et après il continua : « Je suis le fils de Egesta, belle jeune fille en fuite de Troie et du dieu du fleuve Crimiso, leur amour m'a conçu dans les eaux chaudes sulfureuses du fleuve, où il rencontre les eaux froides juste avant de se jeter dans la rivière Belice .. Oh ... l'eau, l'eau génère, unit, divise, purifie ... pensez ... l'Eau ... » En disant ces mots, il disparut. Les garçons se regardèrent stupéfaits. " L'eau! " – ils réalisèrent que un nouvel indice avait été ajouté. Ils ne dirent rien, pendant qu’ils descendaient. Anna savait où sa maman les attendait, surement dans un de ces délicieux café d’Erice qu’elle aimait bien. Elle était là-bas à les attendre, mais elle pouvait y rester encore longtemps, car le temps passait agréablement. « Je ne me souvenais presque plus ce qu’il voulait dire s’arrêter pour jouir de petits plaisirs que la vie nous offre. » Ceci dit, elle salua les gars et les invita à s’asseoir pour goûter les délices du lieu : les gâteaux d’Erice, combien de soin pour la préparation. Le comptoir de la pâtisserie était un spectacle de formes et de couleurs, gâteaux d’amandes, chaudes et parfumées ‘’genovesi’’, ‘’frutta di martorana’’……


 A la sortie du café, une nappe de brouillard dans les petites rues du village créait une atmosphère magique. Dans le silence ouaté ils entendaient seulement leurs pas. Arrivés au parking ils montaient dans la voiture pour aller à Trapani. Là-bas le coucher du soleil teintait de rouge les quelques nuages dans le ciel. La mère de Anna proposa: « Que pensez-vous d’un petit détour ? Nous pourrons aller aux marais salants qui au coucher du soleil offrent un spectacle ravissant de lumières et de couleurs et avec un peu de chance nous pouvons voir les flamants rose.» Les gars étaient heureux à l’idée attirante. Après cinq minutes, ils étaient sur place et comme avait dit la mère de Anna le spectacle était merveilleux. La mer bleue intense, des cumuls de sel, parfaitement alignés, dont quelques-uns soigneusement couverts par des tuiles de terre cuite et au loin les iles Egadi. Ils ont marché jusqu’au vieux moulin à vent, où le gardien du lieu, malgré l’heure, gentiment, fait voir l’ancienne technique de la préparation du sel qui se répète de siècle en siècle en leur montrant le fonctionnement du vieux moulin. Les gars en remerciant pour la cordialité, ont compris l’amour pour ces lieux. A la sortie ils s’engageaient dans un sentier qui reliait les bassins des salines. Anton et Maria marchaient lentement côte à côte en sachant qu’ils n’auraient jamais oublié ce moment. Ce n’était pas encore fini : une volée de flamants rose étaient encore là pour jouir des derniers rayons de soleil. Restés sans parler, enchantés par tant de beauté . Maintenant il fallait retourner à la maison. Le soir après diner, assis sur le lit de Anna, ils pensaient à cette fantastique journée et aux rencontres mystérieuses. « Demain nous irons à Sélinunte » dit Anna. Aux premières lueurs du jour, vu les milles choses à faire, les quatre amis se sont levés en même temps, et après un copieux petit déjeuner ils décidèrent de reprendre leur recherche. Le père de Anna s’offrit de les accompagner dans ce lieu qu’il avait envie de revoir et que surement avait beaucoup changé. Arrivés à Sélinunte en moins d’une heure, le père de Anna ne reconnaissait plus ce lieu qui était dans ses souvenirs. Une grande dune partageait le parc archéologique du centre-ville, des vilains immeubles construits illégalement. Ils se dirigèrent vers l’entrée du parc pour admirer les superbes temples de cette ancienne ville grecque du VI siècle avant J.-C.


 Une brise légère soufflait et le soleil brillait dans le ciel bleu qui seulement dans ce lieu créait des jeux de lumière et faisait paraître les temples comme peints sur une toile. Parmi les ruines les amis sautaient de pierre en pierre. « Anton, Arthur, regardons dans les ronces, on pourrait trouver la plante que nous cherchons ! – dit Anna. Ils allèrent vers le temple d’Héra, le seul qui se tient encore debout. Et voilà, un rayon de soleil éclaira une monnaie qui était parmi les ruines d’une ancienne stèle. Arthur, ébloui de ce scintillement, ramassa la monnaie, qui était exactement celle qu’ils avaient vue sur l’herbier ’’Apium’’, celle dont Anna avait parlé. Ils regardèrent tout autour et d’autres monnaies s’éclairèrent sous les rayons du soleil. « Regardez, - dit- Anton- elles nous indiquent un parcours, suivons-le ! Ils dépassèrent la dune et après avoir beaucoup marché, ils arrivèrent, enfin, à l’Eau : l’embouchure de la rivière Belice où ils virent une petite plante qui était exactement ce qu’ils cherchaient : l’Apium. Ils la cueillirent délicatement en la mettant dans le coffret, c’était chose faite !


 Il fallait seulement un ingrédient et l’Europe serait guérie pour toujours. Le soleil haut dans le ciel, ils s’assirent sur le sable et Anton embrassa Anna qui rougit. En admirant l’horizon, ils se sentirent heureux. Tout à coup le ciel devint gris, il fallait retourner au parc où le père de Anna les attendait pour rentrer à Alcamo. En effet, il était inquiet car il ne voyait plus les jeunes dans le parc, mais quand ils arrivèrent, il se sentit plus tranquille. Ils déjeunèrent chez Anna, puis ils se reposèrent un peu. L’après-midi, Anna proposa d’aller visiter le Château. « C’est l’ancien château des Comtes de Modica du 1300 » - dit- elle aux amis. Ils entrèrent et visitèrent les amples salles, dans l’une d’entre elles on avait aménagé le petit théâtre des ‘’Pupi Siciliani’’ et ils se sont souvenus de leur arrivée quand dans la place, devant le château, quelques spectateurs regardaient le spectacle des marionnettes et ils rencontrèrent un vieil homme qui leur avait souhaité la bienvenue et après était disparu. Ils retournèrent là où ils virent une petite plante de grenadier et parmi ses branches un petit mot : « Les gars ayez soin de moi, ne me laissez pas mourir, trouvez un lieu où je puisse pousser et donner des fruits ». Encore eux, encore un devoir à accomplir. En prenant la petite plante, ils se regardèrent tout autour, quel espace juste là dans cette place où ils étaient arrivés. Des enfants jouaient à se poursuivre et d’autres déterraient le sable restant après des travaux avec des bèches. Anton emprunta les jouets, les enfants les regardèrent étonnés, mais en comprenant que quelque chose d’important était en train d’arriver, ils donnèrent leurs petits outils et observèrent. Arthur et Anton déterraient pour bien planter la petite plante qui dans ce lieu aurait eu l’espace pour pousser et donner des fruits, puis en s’adressant aux enfants qui observaient attentivement ils dirent:« Nous vous confions cet arbre, ayez soin de lui ».


 Ils les remercièrent en s’en allant. Marie et Anna étaient fières et satisfaites. Ils allèrent dans la place où de nombreux jeunes étaient dans les cafés, leur brouhaha ne faisait pas comprendre leurs discours. Les amis observèrent les jeunes aux cafés avec des boissons, tous ensembles à partager leur solitude, tous ensembles, mais avec les yeux sur leurs portables ou en écoutant leurs Ipod sans voir qui était auprès d’eux et sans entendre qui leur parle. Anna pensa : « Le monde n’est pas un écran, il faut aller, connaitre et surtout aimer pour se sauver ! » En rentrant chez elle, Anna rejoignit ses parents dans la chambre et dit : « Papa, maman, vous m’avez appris à aimer la vie, la nature et les cultures des différents pays. Encore une fois, je dois aller, vous comprendrez, je dois aller sauver Europe avec mes amis.» Ils l’ont écoutée en silence, ils savaient qu’Anne ne se serait pas arrêtée. Ils connaissaient son envie d’apprendre, de connaitre. Le lendemain ils se sont fait conduire au port de Castellammare. Un splendide bateau à voile était là pour les attendre. Ils saluèrent les parents de Anna . Levée l’ancre, ils se remirent aux vents, se firent bercer par les vagues, ils virent plusieurs couchers du soleil, aubes, vols de mouettes, sauts de dauphins, enfin un jour ils seraient parvenus aux côtes atlantiques de la France : Herbignac les attendait.

Aventure des héros Comenius en Italie

“Non mi svegliate ve ne prego ma lasciate che io dorma questo sonno………..sopra un carro senza ruote trascinato dai cavalli del maestrale»- canticchiava Anna mentre la mongolfiera cominciava a salire. I suoi amici erano eccitati per l’ebbrezza del volo e con un riso preoccupato guardavano giù le case e le persone che diventavano sempre più piccole. Lei era nervosa ma felice di tornare : desiderava rivedere la sua famiglia e far conoscere la sua isola ai suoi amici. « Conoscete la Sicilia ? » chiese. « No ! Mai stati lì . » risposero i tre. « Alcamo, la mia città, - riprese Anna - è incastonata tra il monte Bonifato ed una fertile campagna, nota per i suoi vigneti, che dolcemente digrada verso il mare Tirreno.» « Sei fortunata ! – replicò Anton - Il mare, la campagna, la montagna : ogni giorno puoi scegliere dove trascorrere il tuo tempo libero! Io devo viaggiare più di tre ore per andare al mare ! » « E' vero,- rispose Anna - però i problemi non mancano neanche qui ! Sai ? Dai miei amici, su Facebook, ho saputo che il monte Bonifato , durante la mia assenza, è stato gravemente danneggiato da un vasto incendio, quasi certamente doloso, che ha distrutto il bosco e ucciso gli animali. Lo stesso è successo nella Riserva Naturale dello Zingaro , lì vicino, vero paradiso della natura, meta di tanti turisti. Non riesco a capire come possano esistere persone tanto insensibili nei confronti della natura. Che cosa intendono ottenere con questo scempio ? » « Questo, insieme ad altri, è uno dei motivi per cui la nostra vecchia signora è sempre più ammalata- disse Arthur- lei soffre per l’avidità di quegli uomini che non esitano a distruggere tutto ciò che intralcia i loro obiettivi. Quegli uomini che conoscono soltanto il proprio tornaconto e non rispettano niente e nessuno.» « E' vero ! » disse Anna « ma noi dobbiamo porre fine a questo degrado e salvare Europa. » Intervenne Arthur :« Sfortunatamente la situazione non migliorerà se non troveremo tutti gli ingredienti dell'elisir e non sappiamo ancora cosa cercare in Sicilia! » Maria che non si scoraggiava mai disse : “ Troveremo certamente degli indizi che ci aiuteranno.” E intanto il tempo passava, la mongolfiera velocemente viaggiava verso sud. Dopo parecchie ore di viaggio Anna scorse in lontananza nel mare un triangolo di terra a lei familiare. “La Sicilia! Finalmente siamo arrivati ! La sua espressione fu salutata dalle grida di gioia degli altri. “ Guarda ! Guarda ! Che meraviglia! Che cos'è?- disse Anton indicando in basso uno straordinario paesaggio macchiato di neve, fuoco, fumo e lapilli che si stagliava nell'azzurro del cielo. Anna sorrise, capì il suo stupore e rispose: “ Quello che vedete laggiù è l'Etna, il più alto vulcano d'Europa. E' sempre attivo e quando non è in eruzione è solo momentaneamente assopito.” Continuarono ad ammirare il paesaggio che mutava man mano che andavano avanti finché, come per incanto, la mongolfiera rallentò e cominciò a scendere lentamente fino a toccare il suolo. Anna riconobbe immediatamente il luogo : la piazza dell’antico castello di Alcamo . Erano le sette di sera ed essendo Novembre il buio era fitto. La piazza era quasi deserta, solo un gruppetto di persone erano intente a guardare uno spettacolo dell'opera dei pupi in cui il paladino Orlando lottava contro i Saraceni. Lo spettacolo fu interrotto dall'arrivo della mongolfiera e i pochi spettatori incuriositi si avvicinarono ai ragazzi. Uno di loro riconobbe Anna : era l'anziano giardiniere del parco della piazza, amico di suo nonno : « Oh ! Anna cara, da dove vieni ? E come mai in mongolfiera ?! Non pensavo che si potesse ancora viaggiare così. Chi sono i tuoi amici ? » « Sarebbe troppo lungo da spiegare ma un giorno capirà. - rispose Anna- Ho saputo cosa è accaduto al nostro bosco, quante ferite ha subito la nostra cara Europa! Non c'è più tempo da perdere, dobbiamo portare a termine la nostra missione il più presto possibile. Ma come?” “Ripercorri assieme ai tuoi amici le tappe della storia della tua terra e troverete ciò che cercate”- rispose il vecchio giardiniere. Si rivolse ai suoi amici perché l'aiutassero a capire cosa intendesse dire l'anziano e quando si rigirò per chiedergli cosa dovessero fare, lui non c'era più e su in alto nel cielo un punto lontano, la mongolfiera . Stupiti e un po' impauriti, si avviarono verso la casa di Anna. Durante il tragitto passarono davanti l’ antico convento S.Francesco di Paola dove alcune suore di clausura, poche ormai in verità, vivevano in preghiera, e lì a poca distanza ammirarono la casa natale di Cielo d’Alcamo, grande poeta giullare del 1200 e autore del famoso contrasto “ Rosa fresca aulentissima”. “Ed eccoci a casa” disse Anna, fermandosi al portone di un antico edificio. Bussò e la madre si precipitò ad aprire , li aspettava con ansia e abbracciò tutti con lo stesso slancio con cui abbracciò Anna . Li invitò ad entrare. Il padre di Anna ,che intanto li attendeva in salotto, diede loro il benvenuto e si mostrò da subito molto affabile nei loro confronti. Chiese del loro viaggio e si accontentò delle brevi risposte che diedero i ragazzi. Dopo aver sistemato i bagagli nelle loro camere, i ragazzi scesero in cucina dove la mamma stava preparando la cena e a stento si tratteneva dal rivolgere loro le mille domande che avrebbe voluto fare poiché comprendeva la loro stanchezza. La cena fu veloce poiché ciò che più desideravano era un letto caldo: il viaggio era stato faticoso e molto c’era ancora da fare. Erano le 3:00 del mattino, Anna si svegliò da un sonno agitato, sapeva che adesso tutto dipendeva da lei. La Sicilia, la conosceva bene. Fin da piccola aveva amato esplorare posti e luoghi sconosciuti. Amava conoscere la cultura, le abitudini, i costumi dei popoli che avevano abitato la sua isola: Elimi, Greci, Arabi, Normanni…..vestigia ormai offuscate dall’ incuria e dai capricci dell’uomo. Ripercorse mentalmente i due precedenti viaggi alla ricerca degli elementi mancanti per l’elisir. Quella notte sembrava che il tempo avesse rallentato il suo corso. Anna se ne stava supina sull letto nel profondo silenzio della notte. Aprì per un istante gli occhi e quando li richiuse andò via, lontano, pensava, sognava, rifletteva in un vago torpore, la mente vagava libera nel tempo e nello spazio. Ritornò in Andalusia, dove aveva per la prima volta incontrato Maria, Arthur e Anton, ripensò al vecchio saggio e comprese la grande preoccupazione nelle sue parole, la speranza e la fiducia riposte in loro: salvare la povera Europa, questa la loro missione. Maria, Arthur, Anton, chi aveva voluto questo incontro? Perché loro, così lontani? Cosa li aveva portati ad assolvere un compito così grande? Era come se un filo invisibile legasse le loro vite e le attirasse lì, dove qualcuno voleva che fossero. Anna tornò lì, rivide le coste dell’oceano, il tunnel, la duna, Bolonia, il camaleonte allo stremo delle forze. Ripensò ad Arthur, al suo sconforto: nessuna speranza di salvare Europa, e poi, ecco qualcosa ti parla, qualcuno ti indica la strada, devi esserci, devi ascoltare, devi vedere, i segni non mancano. Quanti pensieri si rincorrevano, si sovrapponevano, si confondevano. Ripensò alla casa di Arkady Fiedler, ora diventata un museo, ai giardini pieni di querce secolari e quanta fatica per recuperare le ghiande per l’elisir. Era confusa, solo verso le cinque riuscì a riaddormentarsi. Due ore più tardi, Maria fu svegliata dai raggi del sole che invasero la sua stanza.. Era una bellissima giornata, si alzò, non voleva perdere tempo, bisognava agire. Entrò nella stanza di Anna, i capelli scombinati le coprivano il viso, i vestiti del giorno prima erano ancora abbandonati ai piedi del letto, e lei dormiva tranquilla. Le si avvicinò e piano sussurrò: “ Anna, sveglia!” Girandosi verso Maria, Anna aprì gli occhi, si alzò e insieme andarono in cucina guidate dal fragrante odore di dolci appena sfornati. Entrando videro il tavolo già apparecchiato e Arthur e Anton seduti già intenti a mangiare. Le ragazze si unirono a loro e fecero colazione insieme. La mamma di Anna aveva preparato una torta al cioccolato, una crostata alle mele, aveva comprato i cornetti al bar e messo una caraffa di latte a tavola. Ovviamente non poteva mancare la caffettiera ancora piena di caffè bollente. I ragazzi si alzarono da tavola, erano davvero soddisfatti di quella colazione. Tornati in camera, Anna, ancora in pigiama, li informò sul programma della giornata: “ Andremo ad Erice, magari lì troveremo degli indizi.” Si vestirono e uscirono velocemente, le parole di Anna avevano destato una forte curiosità. Erice, questo nome ricordava loro qualcosa….. Un luogo di mistero quando la nebbia lo avvolgeva nelle ore notturne e di scienza visto che lì si trovava il famoso centro “Ettore Maiorana”. Alle 9 in punto salirono in macchina, Anna si sedette davanti, dato che soffriva il mal d’auto, conosceva bene le curve che portavano ad Erice e sapeva che per lei il viaggio non sarebbe stato facile. Arrivati alle porte di Erice, salutarono la madre di Anna e le dissero che l’avrebbero chiamata loro nel pomeriggio per tornare a prenderli. Cominciando a camminare, la prima cosa che saltò agli occhi dei tre ragazzi, furono le gigantesche antenne avvolte in una fitta nebbia in evidente contrasto con le millenarie mura elime. Anna spiegò agli altri che gli abitanti di Erice sapevano che le antenne producevano una grande quantità di elettrosmog, ma dopo alcune inutili battaglie si erano rassegnati a conviverci. Si incamminarono per la città, inoltrandosi tra i tipici vicoli della cittadina che Maria, Arthur e Anton apprezzarono molto. Passeggiando per le stradine ammirarono, attraverso i cancelli, i cortiletti fioriti e, in uno di questi, Arthur raccolse un fiore e lo donò a Maria che arrossì e lo ringraziò con un bacio. Anna fece loro strada e, dopo aver percorso una via così stretta, che Anton stentava a credere di poterci passare, arrivarono in una piazzetta e, da lì imboccarono una strada in salita e dopo pochi metri, su un antico portone di legno videro la scritta “CENTRO DI CULTURA SCIENTIFICA E. MAIORANA”. “ Ettore Maiorana – disse Arthur leggendo la scritta – ma chi era questo Maiorana? Che cosa ha fatto?” “Maiorana – rispose Anna – è stato un grande fisico nucleare siciliano. Ha fatto importanti studi sulle particelle subnucleari.” “La bomba atomica ….” – disse quasi tra sé e sé. “Appunto – riprese Anna – studi importanti, ma anche grandi interessi economici, militari. Maiorana, genio della fisica, scomparve misteriosamente nel 1938”. “Proprio poco prima della Seconda guerra mondiale” esclamò Arthur. “Già – continuò Anna – e nessuno ha mai saputo nulla di lui. Suicidio, sequestro, alcuni addirittura dicono che sia ancora vivo……chissà. Sciascia, il grande scrittore siciliano ha scritto un libro su Maiorana. Chissà magari è qui, ad Erice, nascosto tra la nebbia di questo paesino arroccato sulla montagna.” Bussarono e un signore, molto avanti negli anni, aprì e chiese :“ Ragazzi, cosa cercate ? In cosa posso esservi utile?” Anna rispose: “Cerchiamo un luogo dove presente, passato e futuro si incontrano senza scontrarsi.” Queste le sue parole, ma da dove le erano venute? I suoi amici si guardarono senza riuscire a nascondere lo stupore. L’ anziano signore capi : “ Qui sicuramente troverete ciò che cercate, siate i benvenuti ,visitate il centro e troverete le risposte alle vostre domande”. Li accompagnò in un ampio salone e illustrò loro le attività del centro dove periodicamente scienziati, provenienti da ogni parte del mondo si danno appuntamento per monitorare lo stato di salute ambientale ed etico. Dopo si congedò e li invitò a visitare i locali della biblioteca, del sismografo ,le aule dei convegni, e disse che, alla fine della loro visita, sarebbe stato contento di dare loro altre informazioni. I ragazzi si guardarono attorno, da dove cominciare? Tante porte da aprire, su ogni porta una targa, cominciarono da quella che portava al sismografo, bussarono e un gentile studioso fece osservare, attraverso il tracciato , le attività sismiche in Sicilia, parlò di un’ isola comparsa e scomparsa nel giro di pochi mesi, l’isola Ferdinandea. “ Quanti misteri racchiude la Natura!” osservarono . Dopo continuarono a visitare l’edificio e, mentre si trovavano dentro la biblioteca, Arthur che era appassionato di matematica, notò un libro di Pitagora che l’affascinava molto. Lo prese per consultarlo e clic! la libreria cominciò a girare. Il ragazzo fece un balzo indietro e quando il meccanismo si arrestò, si avvicinò con cautela all’apertura e scoprì una scala che saliva così in alto da non riuscire a vederne la cima. Gli altri si avvicinarono : “ Che facciamo adesso?”- chiese Arthur. “ Penso che dovremmo andare a vedere cosa c’è lassù. Se il destino ci ha portati qui, un motivo ci sarà.” - rispose Maria. Tutti furono d’accordo con lei e si raccomandarono di stare attenti perché non sapevano cosa li aspettasse. Cominciarono a salire guardandosi da tutte le parti e proprio mentre si avvicinavano agli ultimi gradini ecco che davanti a loro si materializzarono quattro lunghi serpenti neri dall’aria minacciosa. I ragazzi arretrarono e quando furono abbastanza lontani dalla loro vista si chiesero cosa fare. Anna disse di aver letto su un libro di mitologia che quattro serpenti neri erano i custodi di antichi tesori di Erice e che potevano essere resi inoffensivi solo da chi dimostrasse di avere un’energia particolare nata dall’amore tra la luna e l’acqua del mare. Mentre diceva così, un raggio di sole colpì la pietra di luna che Anna portava al collo. Lei adorava le pietre preziose e i cristalli per la loro bellezza e perché pensava che racchiudessero la forza della natura. Ricordò di avere comprato quel ciondolo prima di partire come portafortuna contro i pericoli del viaggio . Ma certo, era proprio quella pietra che li avrebbe aiutati contro i serpenti! Detto ciò risalirono velocemente e Anna mostrò il ciondolo scintillante ai serpenti che immediatamente s’inchinarono lasciando passare i ragazzi. Si ritrovarono in una stanza luminosissima al centro della quale stava una teca. Avvicinatisi, videro che al suo interno c’era un erbario. Arthur lo prese : “Apium “, questo era il titolo. Lo aprì e vide che parlava di una pianta che cresceva abbondante in una vicina città: Selinunte, nome che in greco era Selinon , dal nome della pianta sacra alla dea della luna Séléné. Apium era il nome della stessa pianta in latino . Qualcosa gli diceva che si trattava di un elemento su cui basare le loro ricerche. Mostrò ad Anna l’erbario . “ Cosa sai di questa pianta?” le chiese. Anna osservò con attenzione e rispose: “Questa pianta cresce ancora oggi a Selinunte ed era raffigurata sulle monete di quella che un tempo era stata una colonia greca, penso che sia l’ingrediente che cerchiamo.” Presero dal libro le informazioni sulla pianta e si avviarono all’uscita. Ad attenderli quell’anziano signore…, ma come non l’ avevano riconosciuto prima? Era ancora lui il vecchio saggio: “ Bravi ,ragazzi, avete saputo trovare le cose antiche tra le nuove, continuate il vostro cammino, andate al castello di Venere e da lì, proseguite.” Cosi disse e li salutò con un sorriso e un abbraccio pieno di fiducia. Si avviarono per una via in salita, in breve tempo giunsero in uno slargo e li, davanti ai loro occhi : il castello di Venere. Il sole stava calando e i raggi illuminavano, come riflettori, giù, in basso, le saline, tingendo di rosso i cumuli di sale che si vedevano in lontananza. Che splendore! Cautamente si avvicinarono al dirupo sul quale si ergeva il castello, videro un’ ombra aggirarsi presso le mura, ebbero paura ma la curiosità li spinse a seguire quella figura misteriosa che sembrava essersi accorta di loro, la videro aggirarsi tra i cespugli e dopo scomparire tra le mura di cinta del castello. Girarono allora nell’altro versante delle mura, giunsero ad un varco , entrarono ed ecco la stessa sagoma evanescente , questa volta si avvicinò a loro e, come se un alito di vento sfiorasse le loro orecchie, sentirono levarsi una voce:” Aceste io sono, vivo qui da 2600 anni, non riesco a lasciare la città che assieme ad Elimo io fondai. Giù, a valle, quanto frastuono, quanto traffico, quanto commercio li i Fenici a Mozia e a Drepanon , ma qui tutto è tranquillo, c’è pace ,c’è quiete, il tempo si è fermato. Oh, che ferita questi alberi di ferro. Si interruppe, sospirando e dopo riprese: “ Figlio sono di Egesta, bella fanciulla in fuga da Troia e del dio fluviale Crimiso, il loro amore mi generò nelle calde acque sulfuree del fiume, là dove incontra il fiume freddo ,prima di confluire nelle acque del fiume Belice.. Oh , l’acqua …, l’acqua genera ,unisce ,divide, purifica …,pensate… l’Acqua… “ Cosi dicendo scomparve. I ragazzi si guardarono attoniti. “ L’ acqua ! “ dissero contemporaneamente. Capirono che un altro indizio si era aggiunto. Non dissero parola ,mentre tornavano giù . Anna sapeva dove sua madre li aspettava, sicuramente in uno di quei deliziosi bar di Erice che lei prediligeva. Era li ad attenderli ,ma poteva stare li ancora per molto ,il tempo trascorreva in modo piacevole, rilassante. “ Quasi non ricordavo più cosa significa fermarsi a godere delle piccole delizie che la vita ci regala “, cosi dicendo, salutò i ragazzi e li invitò a sedersi per gustare quanto di più buono potesse esserci: i dolci ericini ,quanta cura nella preparazione .Il banco della pasticceria era uno spettacolo di forme e di colori, dolci di mandorle, calde e profumate genovesi, frutta di martorana....... Quel giorno non avevano pensato a mangiare e adesso potevano gustare tutte quelle specialità che si presentavano ai loro occhi. All'uscita del bar, una fitta nebbia era calata sui vicoli del paese, creando un'atmosfera magica. Nel silenzio ovattato sentivano solo i loro passi. Raggiunsero il parcheggio e salirono in macchina. Quando giunsero alle porte di Trapani, il sole stava tramontando, tingendo di rosso le poche nuvole basse nel cielo. La mamma di Anna propose : “Che ne dite di fare una breve deviazione? Potremmo andare alla saline, proprio al tramonto offrono uno spettacolo incantevole di luci e di colori, e poi, se siamo fortunati, potremo vedere da vicino i fenicotteri rosa che al calar del sole fermano il loro volo sulle paludi dello Stagnone. I ragazzi stentavano a credere, la proposta era davvero allettante e mostrarono la loro gioia. Dopo cinque minuti erano li e, come la signora aveva preannunciato ,ai loro occhi si presentava uno spettacolo mozzafiato. Il mare di un azzurro intenso , cumuli di sale perfettamente allineati ,alcuni accuratamente coperti da tegole di cotto, e là in lontananza le isole Egadi. Si avviarono a piedi verso un antico mulino a vento dove un custode del luogo , nonostante l’ora, si offri per far conoscere loro l’antica tecnica della lavorazione del sale ,che si ripete uguale da secoli e secoli, mostrò la funzione dell’ antico mulino ormai in disuso. I ragazzi ringraziarono per la cordialità e capirono che era l’amore per quei luoghi a far si che anche gli altri se ne innamorassero, conoscendoli. All’ uscita si inoltrarono in un sentiero di terra battuta che univa le varie vasche delle saline . Anton e Maria lentamente camminavano fianco a fianco, sapevano che mai avrebbero dimenticato quei momenti. Ma non era ancora finito ,uno stormo di fenicotteri rosa erano li a godere di quegli ultimi raggi di sole. Rimasero ,senza parlare ,incantati da tanta bellezza “ Meraviglioso ,ma come non ti accorgi di quanto il mondo sia meraviglioso”. Queste furono le parole che vennero in mente ad Anton ricordando il testo di una famosa canzone. Adesso, però, non restava che tornare a casa . La sera, dopo cena, seduti sul letto di Anna, ripensarono a quella fantastica giornata e agli incontri misteriosi. “ Domani andremo a Selinunte”- disse Anna con tono deciso e andarono a letto. Il sonno non tardò ad arrivare e fantastici sogni li portarono lontano. Ai primi albori del giorno, spinti da mille cose da fare, i 4 ragazzi si alzarono quasi contemporaneamente e , dopo un' abbondante colazione, erano pronti per riprendere le loro ricerche. Il papà di Anna si offrì di accompagnarli in quel luogo che voleva rivedere; era da tanto che non ci andava e chissà quante cose erano cambiate dall'ultima volta in cui c'era stato! Raggiunsero Selinunte in meno di un'ora, e, appena giunti , il padre stentò a riconoscere in quel luogo quello che era nei suoi ricordi. Una grande duna separava il parco archeologico dal fitto centro abitato, brutti palazzi, sorti lì abusivamente. Si avviarono all'ingresso del parco, ammirarono gli splendidi templi di quell'antica città greca del VI secolo a.C. Soffiava una brezza leggera e il sole splendeva alto nel cielo terso di un azzurro intenso che solo in quel luogo creava giochi di luce e faceva sembrare i templi come dipinti su una tela. Tra le rovine dei templi i ragazzi saltavano di pietra in pietra. “ Anton, Arthur, guardiamo, tra i rovi potrebbe esserci la pianta che cerchiamo!” li sollecitava Anna. Si diressero verso il tempio di Hera, l'unico ancora in piedi. Ed ecco, un raggio di sole illuminò una moneta che stava li tra i resti di un’antica stele. Arthur rimase abbagliato da quel luccichio, raccolse la moneta, era proprio quella che avevano visto raffigurata sull’erbario “Apium” , quella di cui Anna aveva parlato. Si guardarono attorno e altre monete si illuminavano sotto i raggi del sole. “Guarda ci indicano un percorso, seguiamolo!” disse Anton. Oltrepassarono la duna, camminarono e camminarono e giunsero, infine, alla foce del fiume Belice. E lì….. vicinissima all’ Acqua, videro spuntare timidamente una piccola pianta e si resero conto che era proprio ciò che stavano cercando, l'apium. La raccolsero, la misero delicatamente nel cofanetto, era fatta! Mancava un solo ingrediente e poi Europa sarebbe guarita per sempre. Il sole era alto nel cielo, si sedettero sulla sabbia e Anton cinse le spalle di Anna che arrossì. Ammirarono l'orizzonte, si sentirono felici. La giornata si fece improvvisamente grigia, bisognava tornare nel parco dove il papà di Anna li attendeva per tornare a casa. Era li ,come pensavano, preoccupato poiché non li aveva più visti nel parco e adesso rivedendoli , fu sollevato. Per l’ora di pranzo furono a casa. Dopo pranzo, riposarono un pò. Nel pomeriggio Anna propose di andare al Castello; “ E’ questo l’antico castello dei conti di Modica del 1300 “ - disse ai suoi amici. Entrarono e visitarono gli ampi saloni e, in uno di questi era stato allestito il teatrino dei pupi siciliani, si ricordarono della sera del loro arrivo, quando alcuni spettatori assistevano allo spettacolo proprio li nella piazza antistante, e un anziano del luogo aveva dato loro il benvenuto e dopo era scomparso nel nulla. Tornarono lì e videro un piccola pianta di melograno e tra i suoi rami un biglietto : “ Ragazzi prendetevi cura di me, non fate che io muoia, trovate un luogo dove io possa crescere e dare frutti.“ Ancora loro, ancora un compito da assolvere. Presero la giovane pianta e si guardarono attorno, quanto spazio, proprio li, in quella piazza dove erano arrivati. Alcuni bambini giocavano a rincorrersi, altri con piccole vanghe scavavano nella sabbia residua di un recente cantiere. Anton chiese in prestito quei giocattoli, i bambini li osservarono stupiti ma capirono che qualcosa di importante stava accadendo, diedero i loro piccoli arnesi e osservarono. Arthur e Anton scavarono e diedero una giusta sistemazione alla piantina, che li avrebbe avuto lo spazio giusto per crescere e dare frutti , poi si rivolsero ai bambini che li osservano attenti e dissero: “Vi affidiamo questo albero, prendetevene cura con amore.” Li ringraziarono e andarono via. Maria e Anna si sentirono orgogliose e soddisfatte. Andarono in piazza .Tanti ragazzi affollavano i numerosi bar, un indistinto vocio rendeva difficile comprendere ciò che dicevano ,osservarono quei giovani seduti al bar con le loro bevande,assieme a condividere la loro solitudine ,assieme ma con gli sguardi affondati nei loro Ipod , tablet , o nei semplici telefonini , non vedevano chi gli stava accanto non ascoltavano chi gli parlava , stavano li, c’erano e basta. Anna pensò: “ Il mondo non è in uno schermo, non ci sta. Bisogna andare , conoscere ,vedere e soprattutto Amare. Amare per salvare! ” Quando rientrarono a casa Anna raggiunse i suoi genitori in camera e disse loro : “ Papà, mamma voi mi avete insegnato ad amare la vita, la natura e le culture dei vari paesi. Ancora una volta io devo andare, voi mi capirete. Insieme ai miei amici io devo salvare Europa. Sapete bene che capirò quando sarà il momento di tornare.” Loro l’ascoltarono in silenzio, sapevano che Anna non si fermava, conoscevano la sua voglia di sapere, di indagare. Il giorno successivo di buonora , i ragazzi si fecero accompagnare al porto di Castellammare. Una smagliante barca a vela era li ad attenderli, salutarono .Una luce emanava dai loro volti ,e la loro felicità fu anche la felicità dei genitori . Salparono ,si affidarono ai venti ,si fecero cullare dalle onde ,videro tanti tramonti , tante albe, tanti voli di gabbiani ,salti di delfini, finché un giorno raggiunsero le coste atlantiche della Francia: Herbignac li attendeva.

14 avril 2013

Suite de notre nouvelle - chapitre en Pologne


Après un long voyage fatiguant Anna, Maria, Antoni et Arthur  sont arrivés en Pologne. Ils se sont retrouvés au Musée National de Poznan.
 Ils n’ont jamais visité cet endroit, c’est pourquoi ils se sentaient un peu perdus. Antoni a fait visiter à  ses compagnons le bâtiment. Ils ont admiré de beaux peintures et sculptures. Il y avait vraiment beaucoup d’oeuvres d’art dans ce musée...Fascinés par tous ces objets ils n’ont même pas remarqué qui’ils se  retrouvaient dans une  pièce sans issue , toutes les portes et les fenêtres ont disparu ! Ils ont remarqué tout cela après un bout de temps. Ils se sont mis à crier si fort pour que quelqu’un puisse les retrouver et les aider. Le temps passait, finalement une guide a entendu leurs appels.


 Helena (c’était son prénom) était vêtue d ‘une  longue robe, elle portait des lunettes rouges et elle avait des cheveux tressés. Elle a proposé aux jeunes une visite pas comme les autres. Elle leur a demandé de fermer les yeux et les ouvrir après 5 secondes. Ils ont obéi et quand ils ont ouvert les yeux, ils ont apperçu qu’ils se retrouvaient... dans un tableau qu’ils admiraient un peu avant ! C’était incroyable !!! La guide expliquait tout ce qui entourait les visiteurs et les jeunes lui parlaient de leurs aventures en Espagne et de la maladie de l’Europe. Helena les écoutait attentivement et elle a guidé les jeunes dans un endroit où poussait un arbre étrange et mystique.Malheureusement ils ne savaient pas comment s’appellait cet arbre et quelles étaient ses pouvoirs. Très curieux, les amis sont allés à la Bibliothèque Raczynski pour trouver des informations sur cette plante. Helena leurs a dit qu’ils devraient retrouver une pièce avec un vieux coffre et que dedans  ils retrouveraient un livre dont ils avaient besoin. Comme  le bâtiment de la bibliothèque était immence, il a fallu beaucoup de temps pour trouver la pièce. Mais finalement ils ont réussi.Ils ont ouvert le coffre et le livre dadans. Mais le livre, couvert de la poussiere, était écrit dans une langue que les jeunes ne connaissaient pas. Ils ne comprenaient aucun mot...Ils étaient très tristes et deçus, ils on mis tellement de temps à la recherche ! Et ils ne savaient pas quoi faire.
Les  quatres amis decident d’aller vers la Place du Vieux Marché, se reposer un peu et réfléchir. Il était midi. Sur la vieille horloge de l’Hôtel de Ville deux boucs légendaires se battaient.Antoni et ses amis se sont rendus au sommet de la tour pour regarder les animaux de plus près.




Il s’est averé que ces animaux savent parler d’une voix humaine ! Ils ont commencé a raconter aux boucs leur histoire et ont montré le vieux livre sorti du sac.Les animaux connaissait la langue dans laquelle  le livre était écrit.  Mais ils se demandait s’ils pouvaient expliquer le contenu du livre. Finalement les jeunes ont appris que le livre contenait un indice  qui devait permettre deviner ou chercher l’arbre et ses fruits :

« Cherche trois frères Lech, Čech et Rus, 
Tu trouveras de la mousse.
Cherche le château et son jardin
Ne ramasse   pas de brins !
Et la Dame Blanche à minuit 
Le secret  te traduit »

Très satisfaits, les jeunes ont decidé  de  se rendre  vite à Kórnik.



La- bas ils admiraient le château et son beau parc - arboretum plein de fleurs au printemps.Ils ont passé toute la journée dans le parc en admirant les plantes rares et les expositions sur les arbres, en écoutant les chants d’oiseaux, en regardant les animaux vivants dans cet endroit.








Ils se demandaient en même temps si leur mission aurait du succès et s’ils réussirainent à guerir l ‘Europe malade.
La nuit est tombée. Les amis ne se sentaient pas à l’aise dans cette obscurité. Franchement dire, ils avaient peur...Ils ne savaient pas quoi faire.Ils voulaient entrer et se cacher dans le château.Tout d’un coup la Dame Blanche est apparue.


 Elle a dit aux jeunes de ne pas avoir peur. Elle voulait seulement savoir ce que les adolescent faisaient dans le parc de Kórnik. Alors Anna, Maria, Antoni et Arthur  racontait pendant des heures encore une fois l’histoire de l’Europe malade et ils ont expliqué le but de leur voyage, d’abord en Espagne, ensuite en Pologne. Ils ont parlé aussi d’un arbre et ses fruits  qu’ils voulaient retrouver. La Dame Blanche a avoué qu’il s’agissait des chênes de Rogalin. Elle a ajouté que ce n’ était pas facile de les retrouver, il fallait traverser le Parc National de la Grande Pologne. Heureux, les jeunes ont décidé de continuer leur voyage. Ils ont remercié la Dame Blanche et ont pris les vélos qu ‘ils ont trouvés dans la ville de Kórnik et se sont dirigés vers le Parc National.Pendant la route ils ont remarqué une chose bizarre - le vent léger les aidait en indiquant le chemin avec les feuilles. Content, les adolescents pensaient se trouver au bout du sentier près des fameux chênes mais ils sont arrivés au bord d’un lac.



Soudain Antoni a perdu l’exilibre et est tombé dans l’eau.Heureusement il savait nager.Quand il est sorti du lac , il a apperçu un morceau de papier collé a sa jambe.Il l’a pris dans sa main et les voyageurs ont constaté que c’était une lettre.Mais le texte était illisible...Tout d’un coup ils ont entendu un bruit.Dans les buissons les amis ont apperçu un nain. Il ne voulait pas sortir, il ne parlait pas  mais Anna l’a demandé de les aider à déchiffrer le lettre. Le nain semblait  leur faire signe. Ils ont commencé à suivre ce nouveau compagnon. Ils marchaient, marchaient et ils sont arrivés jusqu’ à la maison-atelier d’Arkady Fiedler.



 Dans le jardin entourant la maison il y avait une pyramide. Les jeunes sont entrés dedans et ils ont remarqué que la lumière du rayon de soleil qui entrait par un petit trou au sommet de cette pyramide magique a permis de lire le texte  de la lettre. Dans un fragment ils ont pu lire que les fruits  des chênes de Rogalin - les glands - sont ingrédients du médicament contre la maladie de l’Europe et que les arbres sont représentés sur un des tableaux dans la collection de la galerie d’art du palais de Rogalin. Les amis ont remercié le nain. Curieux de la suite des évenements ,ils ont decidé de continuer le voyage mais ils ne savaient pas comment aller à Rogalin. Comme il faisait déja tard, les jeunes ont passé la nuit chez Arkady Fiedler.Avant d’aller se coucher ils ont lu des livres de cet écrivain pleins des aventures, récits des voyages lointains, souvenirs de tous les coins du monde...




 Le lendemain matin le nain a appelé les grands aigles blancs qui devaient transporter sur leurs ailes les jeunes européens. Les aigles volaient lentement pour montrer la beauté des forêts environnantes et le paysage post-glaciaire - des petits lacs, collines... Finalement ils sont arrivés sur place et ils se sont dirigés vers la galerie de peinture pour retrouver le tableau et les dernières indices.Ils ont trouvé ! Ils ont courru dans le parc pour chercher les arbres. Ils ont appercu de loin les grands silhouettes des chênes pleins de la majesté.



 Sur les étiquettes ils ont lu les noms de ces arbres millénaires : Lech, Čech et Rus. Ils ressemblaient aux arbres représentés sur le tableau.Ils se sont rapprochés aux troncs mais ils ne voyaient pas de fruits ! Que faire ? Tout d’un coup ils ont senti la magie. Ils se sont pris pas les mains et ...sur les branches les glands ont apparu !


 Ils  ont cueilli quelques fruits - un des ingrédients nécessaires pour la fabrication de la potion magique contre la maladie de l’Europe. Sous le plus grans arbre ils ont caché le vieux livre et la lettre car ils voulainet que les génerations à venir puissent elles aussi, retrouver les indices au cas de besoin.Ils ont levé leurs têtes et devant eux ils ont remarqué une montgolfière. C’est Helena qui l’avait envoyée. Dans la nacelle ils ont trouvé une feuille de papier sur laquelle la guide a écrit: „Félicitations! Bonne chance et bonne continuation de vos recherches!”
Les jeunes voyageurs sont montés dans le ballon et ils ont commencé le vol avec le vent vers …la Sicile.

5 avril 2013

Sortie sur le littoral le mardi 19 mars 2013 : à la découverte de notre territoire


Mardi dernier, nous sommes allés à Mesquer, un village situé au bord de l'Océan Atlantique, à 17 kilomètres d'Herbignac. M. Bonnet, animateur du Parc Naturel Régional de Brière nous a accompagnés pour nous faire découvrir les paysages, la biodiversité et les activités humaines de ce bord de mer.
Nous avons aussi pu voir les aménagements et les systèmes de protection mis en place pour protéger le patrimoine écologique, historique et économique de ce territoire.


Nous travaillons actuellement par petits groupes pour vous faire partager nos découvertes.
Marie-Hélène

2 avril 2013

Chapitre polonais...en polonais







Po długiej i męczącej podróży nasi bohaterowie – Francuz, Hiszpan, Włoch oraz Antoni przybyli do Polski. Znaleźli się w Muzeum Narodowym w Poznaniu. Nigdy jeszcze tam nie byli, dlatego też to miejsce wydawało im się bardzo obce. Antoni oprowadził swoich przyjaciół po budynku. Zachwycali pięknymi obrazami oraz rzeźbami. Było ich naprawdę dużo. Zafascynowani dziełami nawet nie spostrzegli że znajdują się w pomieszczeniu z którego nie ma wyjścia, wszystkie drzwi oraz okna zniknęły. Dopiero po chwili zorientowali się , co się stało. Postanowili krzyczeć tak głośno, aby ktoś odnalazł ich i pomógł się wydostać. Minęło wiele czasu zanim ktoś ich usłyszał. Z pomocą przyszła im pani przewodnik o imieniu Helena. Ubrana była w długą suknię. Na nosie miała czerwone okulary, a włosy związane w warkocze. Ona proponuje im zwiedzanie w innej formie. Kazała im zamknąć oczy i otworzyć po 5 sekundach, gdy to zrobili, zauważyli, że wskoczyli do obrazu obok którego przed chwilą stali! TO nieprawdopodobne! Oprowadza ich po świecie przedstawionym na tym arcydziele, a przyjaciele opowiadają jej historię o chorobie Europy. Pani Helena bardzo przejęta opowiastką przyprowadza ich do miejsca, w którym rośnie bardzo dziwne drzewo .Niestety nikt nie wiedział, jakie ono ma właściwości Zaciekawieni podróżnicy postanawiają przenieść się do Biblioteki Raczyńskich, aby więcej dowiedzieć się o tej roślinie. Wsiedli więc do pociągu i pojechali. Wszystkich bardzo dziwiło, że pani przewodnik nie chciała im przybliżyć charakterystyki tego drzewa. Bibioteka to wielki biały budynek z dużymi oknami, w którym znajduje się mnóstwo książek. Na miejscu znajdują księgę schowaną w starym kufrze po ubraniach. Samo znalezienie pomieszczenia zajęło im dużo czasu, ponieważ ten budynek posiadał wiele sal. Odnaleziona księga jest niestety bardzo zakurzona i napisana w języku, którego żaden z nich nie zna. Byli bardzo smutni, bo same poszukiwania trwały bardzo długo. Dodatkowo nie mięli pomysłu co mogą zrobić, aby odczytać niezrozumiałe dla nich pismo. Rozczarowani postanawiają odetchnąć i udać się na Stary Rynek w celu obejrzenia trykających się koziołków o 12 w południe. Udało im się dotrzeć do zwierząt. One także potrafiły mówić Po krótkim zapoznaniu z koziołkami uznają, że czas przybliżyć im historię dziwnej przygody z obrazem i drzewem. Wyciągają ze swojej torby ogromną księgę i podają ją koziołkom. Okazało się, że nowi przyjaciele potrafią odczytywać to pismo. Niechętnie czytają, widać że jest w niej zawarta jakaś tajemnica o której nikt nie może wiedzieć. Przez chwilę zwierzęta zastanawiały się, czy mogą opowiedzieć treść, którą same dopiero co przeczytały. W końcu przyjaciele dowiadują się, że jest zawarty tam wierszyk-wskazówka odnośnie dziwnego drzewa z obrazu i jego owoców : „ Znajdziesz je na drzewach zwanych Lech, Rus i Czech,
Długą drogę musisz przebyć, tam gdzie rośnie mech.
Straszy tam Biała Dama, ową zagadkę zna,
W swoim zamku ona straszy, ogrody piękne ma.
Znajdziesz ją tam o północy, o dalszej drodze ci powie,
Każdy z was się o dalszych wskazówkach na pewno dowie.”
Zadowoleni znajomi postanowili pojechać bryczką w dalszą podróż, aby rozwiązać zagadkę. Udają się do Kórnika. Są zachwyceni pałacem a także otaczającą ich przyrodą. Spacerują po parku i podziwiają przepiękne kwiaty. Tak spędzili cały dzień. Jednak cały czas nurtowała ich myśl, czy uda im się uzdrowić Europę. Aż w końcu nastaje noc. Przyjaciele są przerażeni całą sytuacją. Nie widzieli, co mają robić. Postanawiają więc ukryć się w zamku. Nagle ktoś wyskoczył zza drzewa. Była to Biała Dama, pilnująca porządku. Od razu uspokoiła przyjaciół i oznajmiła, że nie ma zamiaru ich straszyć. Podróżnicy zaprzyjaźniają się z nią oraz postanawiają wyjawić jej tajemnice o chorobie Europy, dziwnych drzewach, koziołkach i o tym wszystkim, co im się przytrafiło gdy przyjechali do Polski. Biała Dama podpowiada im, że te drzewa to Dęby Rogalińskie. Niełatwo jednak do nich dotrzeć. Można je odszukać, podążając drogą przez Wielkopolski Park Narodowy. Przyjaciele nie wahając się ani chwili, wyruszają w dalszą podróż. Zadowoleni pożegnali się Białą Damą. Tym razem pojechali rowerami, które znaleźli w Kórniku. Gdy trafiają do Parku zauważają bardzo dziwne zjawisko. Wiatr układa im ścieżkę z liści. Uradowani myślą, że dzięki tej ścieżce dojdą do Dębów, lecz niestety, mylili się. Dróżka doprowadza ich do jeziora. Niespodziewanie Antek zachwiał się i wpadł do jeziora. Na szczęście umiał pływać i bardzo dobrze mu to szło.. O jego stopę zahaczył się kawałek papieru. Chłopak podniósł go z ziemi. Podróżnicy zauważyli, że jest to list. Tekst jest zamazany. Nagle usłyszeli jakiś szelest. Z krzaków wyskoczył mały skrzat. Przyjaciele nie mogli nawiązać z nim kontaktu. Mimo to, poprosili go, aby pomógł im odczytać treść tego listu.. Skrzat nic nie mówił. Zaczął prowadzić wycieczką. Pieszo podróżnicy doszli do piramidy w Muzeum Arkadego Fidlera, znanego podróżnika. Gdy wchodzą do niej, okazuje się, że światło, które wpada przez otwór na czubku, pozwala odczytać zamazany tekst listu. Był to magiczny namiot, dlatego właśnie na liście pokazały się litery. W tekście znajduje się fragment o żołędziach rosnących na dębach rogalińskich, które są składnikiem potrzebnym do lekarstwa na chorobę Europy. Przyjaciele bardzo cieszą się, że wszystko dobrze im się układa. Zapomnieli niestety o skrzacie, który po pewnym czasie odezwał się. Powiedział, że oczekuje, by przyjaciele przynieśli mu obraz znajdujący się w Muzeum obrazów w Rogalinie, gdyż dopełni on starą jego kolekcję. Dał im także podpowiedź, że jest to dzieło najstarsze w całym muzeum. Znajomi podziękowali serdecznie skrzatowi. Zafascynowana grupa postanawia ruszyć dalej, ponieważ są bardzo ciekawi jak potoczą się ich losy. Niestety nie wiedzą, jak dotrzeć do Rogalina. Postanawiają przenocować w domu Arkadego Fidlera i odzyskać siły na nowy dzień. W nocy mięli piękne sny o zdrowej Europie. Wcześnie rano leśny skrzat przywołuje orły, które pomogą dotrzeć podróżnikom do ich miejsca docelowego. Wielkie ptaki leciały powoli, aby przyjaciele mogli podziwiać piękne widoki, które spotykali po drodze. Po długiej podróży lądują w Rogalinie. Tam od razu udają się w poszukiwanie obrazu. Dopiero po kilku godzinach go odnaleźli. Wesoli przyjaciele przekazują cenne dzieło sztuki ptakom, aby on dostarczyły je skrzatowi. Podróżnicy ruszają dalej w podróż. W oddali widzą jakieś ogromne drzewa. Wydawały się one takie same jak te przedstawione na obrazie. Znajomi zaczęli biec, aby dowiedzieć się , co to za rośliny. Okazało się, że mięli rację. Na tabliczce zauważyli napis: Lech, Czech i Rus. Zadowoleni przyjaciele postanowili zdobyć ważny składnik na lekarstwo. Przy największym drzewie zostawili list oraz księgę. Chcieli bowiem, aby następne pokolenia mogły także je podziwiać. Niestety przyjaciele nigdzie nie widzieli owoców. Zrezygnowani usiedli na trawie przy drzewach. Nagle poczuli magię. Momentalnie chwycili się za ręce. W jednej chwili na gałęziach pojawiły się owoce. Zadowoleni podróżnicy wstali i nazrywali jak najwięcej składników na lekarstwo. Swoją nową zdobycz schowali do dużej torby. Spełnieni przyjaciele spojrzeli niebo i zauważyli nadlatujący balon. Okazało się, że nadesłała go przewodniczka. W środku leżała kartka z napisem: Gratuluję! Powodzenia w dalszej podróży!


Znajomi wsiedli do środka, unieśli się w górę i polecieli w stronę Włoch.


proposition de Kinga, Dagmara et Marta